« La Mécanique du Cœur », sur scène!

MECA-07_MAI_2017-02-1151x615L’HISTOIRE COMMENCE A EDIMBOURG en 1874. Jack naît le « jour le plus froid du monde » avec un cœur gelé. La sage-femme sorcière qui l’a mis au monde, le Docteur Madeleine, parvient à le sauver, en greffant sur son cœur une horloge à coucou qui l’aide à battre à un rythme normal. Jack peut vivre ainsi, mais à condition de remonter son horloge chaque jour et d’éviter toute émotion forte : pas de colère et surtout, pas de sentiments amoureux.

Jack passe son enfance auprès du docteur Madeleine, qui le considère comme un fils, et il reçoit l’amour d’Ana, Luna, et Arthur. Pour ses dix ans, Madeleine accepte de l’accompagner en ville. C’est alors qu’il tombe sous le charme d’une petite chanteuse de rue de Grenade (Andalousie), Miss Acacia, dont le souvenir l’entraînera des terres écossaises au pied de l’Alhambra dans une quête amoureuse aussi délicieuse que dévastatrice. Son cœur sera mis à rude épreuve néanmoins et malgré les avertissements de Madeleine, il découvrira l’amitié et le grand amour, celui qui révolutionnera son petit cœur mécanique.

afficheCeux qui me connaissent savent que j’ai une passion pour cette oeuvre, que ce soit le livre, l’album ou le film d’animation ou même le concours d’écriture (texte ici). Il était donc évident qu’en apprenant qu’une version théâtrale avait été faite que j’allais y aller. Mais j’y suis également allé avec des interrogations, des questions et des appréhensions. Allaient-ils garder tous les personnages? Est-ce que nous aurons le droit à toutes les musiques? Mathias Malzieu ayant eu la possibilité de faire 2 fins différentes, laquelle verrons-nous? Une autre fin encore? Allions-nous voir un Grand Corps Malade ou un Jean Rochefort bis? Comment montrer sur scène Édimbourg, la maison du Dr Madeleine, l’Extraordinarium ou le train fantôme?

Avec 6 nominations aux P’tits Molières 2017, la compagnie Le moineau a su largement relevé le défi. En effet, on y retrouve vraiment l’esprit du livre avec des passages déclamés au mot près mais pas l’intégralité de l’ouvrage non plus. La troupe a su mettre sa signature grâce notamment à la mise en scène efficace et le jeu des acteurs: des accessoires très bien pensés et immersifs, des progressions de personnages efficaces, surtout le personnage de Jack.

Parlons des acteurs. il est difficile de parler de chacun, séparément car une osmose est clairement visible surtout lors de certaines scènes où plusieurs personnages parlent en même temps, où une mécanique, c’est le cas de le dire, est bien huilée et procure des sensations assez étonnantes. Il y a aussi les moments où la musique vient des personnages eux-mêmes avec guitare et saxophone. La troupe a réussi à ne pas tomber dans le piège de la bande-son. Il faut dire que la scène du théâtre À la folie prête à l’intimité entre les acteurs et les spectateurs et qu’avoir recours à ce stratagème aurait franchement été dommage. Et l’utilisation des sons dans la pièce est justement parfaite: le tic-tac de l’horloge présent seulement quand il faut, des sons venant des coulisses contribuant à l’effet immersif. Bon je vais tout de même de parler des acteurs et leurs personnages.

Nicolas Avinée / Jack : j’ai eu du mal avec le jeu au début mais cela est normal car Jack commence petit garçon. L’évolution du personnage par Nicolas est sublime. On y trouve les émotions décrites par Mathias Malzieu exactement comme je voulais les voir, allant de la naïveté à la passion, de la jalousie à l’humour. À savoir: Nicolas a joué dans le court métrage « Le distributeur automatique d’aurores boréales » de Mathias Malzieu.MECA-14_MAI_2017-31-1151x615

Clara Cirera / Miss Acacia : Qui de mieux qu’une espagnole pour interpréter une danseuse, chanteuse de flamenco? Sans tomber dans le cliché, Clara nous offre une magnifique prestation avec un accent léger et envoûtant. Ce qui m’a surpris c’est de l’écouter faire une chanson en espagnol, une chanson propre à la pièce, donnant une autre dimension à Miss Acacia.

( L’amour et la jalousie qui vont émailler la relation de Jack et Miss Acacia sont très bien dosés et joués, sans aller dans l’excès tout en sachant nous montrer les limites des personnages, nous embarquant dans leur histoire. )

Mylene Crouzilles / Dr Madeleine : Un personnage complexe qui n’ose pas montrer sa fragilité, sauf lorsqu’elle est seule ou surprise dans ses réflexions. Cela passe notamment par une gestuelle d’une justesse incroyable.

Gabriel Clenet / Joe : THE méchant ! L’allure, la voix, les cheveux charbon – ou corbeau dans le texte – qui arrive à nous faire trembler. Il n’a pas son thème contrairement au film et au début de ma réflexion je trouvais que cela manquait à certains moments mais lors du spectacle cela n’était pas gênant. Comme si Gabriel, par sa présence, transmettait sa propre musique.

( La bagarre entre jack et Joe sur scène est d’un réalisme surprenant, démontrant la complicité des acteurs. )

Laurent Vigreux / Arthur / Brigitte Helm (si si !) : Je suis resté bluffé par cet acteur, qui a également géré l’aspect musical de la pièce. Son grain de folie ajoute la magie nécessaire à cette pièce. Je ne sais trop comment parler de lui, car j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Le mieux, c’est d’aller le voir.MECA-07_MAI_2017-07-1151x615

Grégory Baud / Méliès : Ce personnage là je l’attendais vraiment au tournant car Jean Rochefort collait tellement à ce personnage que j’avais peur d’en avoir une pâle copie. Mais Grégory était Méliès avec ces intonations, son jeu, sans tenté d’imiter qui que ce soit. En plus, il fait un excellent Méliès.MECA-07_MAI_2017-01-1151x615

Concernant la fin… elle est presque différente de celles que nous avons eues. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler ceux qui aimeraient y aller, mais cela fonctionne bien.

Alors oui il y a eu quelques coupes au niveau de l’histoire et des personnages, mais elles ne nuisent en rien au spectacle qui dure pas loin d’1h30. Pour ceux qui aimeraient y aller avec des enfants, le hamster n’apparaît pas dans cette version de « La Mécanique du Cœur » et seule la bagarre peut faire réagir. Le côté charnel du livre n’est pas retranscrit dans la pièce, il est suggéré efficacement aux adultes, sans choquer.

C’est Coralie Jayne qui s’est occupée de la mise en scène et elle a fait un boulot d’enfer, déjouant les pièges et nous offrant sa vision alors qu’un bon nombre d’entre nous a déjà vu ou lu cette histoire.

Je pense que vous l’avez compris, mais je recommande chaudement cette pièce. Pas seulement en tant que fan de l’auteur et de l’oeuvre, mais en tant que simple spectateur aussi. Tout le monde s’y retrouve. De plus le théâtre a une atmosphère particulière et est situé dans un petit coin, derrière une porte cochère, insoupçonnable dans Paris, plein de poésie.

Un grand merci à la compagnie Le Moineau pour ce moment.

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Thé Vanille Grand Parfum

Ingrédients :

Thé noir de Ceylan, vanille, morceaux de gousse

 

Bonjour à tous.

Cela faisait un moment que je n’avais pas parler d’un thé mais là une petite cargaison est arrivée et au milieu de notre commande, un petit OVNI par rapport à ce que nous prenons d’habitude. En effet c’est un thé assez simple et classique. Le thé à la vanille est le seul thé en sachet que j’apprécie. Mais maintenant… C’est fini! Seul celui-ci sera toléré par mes papilles!

En effet, pas besoin de sucrer pour avoir le goût de la vanille et ce goût reste, s’installe avec douceur sur la langue. Rien qu’à l’odeur, c’était déjà prometteur mais une fois infusé, ce thé m’a conquis. Peut-être même que je le testerai glacé, chose que je n’aurais même pas imaginé auparavant avec un thé en sachet.

Vous pouvez retrouver ce thé sur epicetoo.fr et plus précisément ici

Suite de la critique du film « Dans la brume » AVEC spoilers !

             J’avais averti que ce film il fallait en parler en sortant et lors de mon premier essai de critique cinéma sans spoiler j’ai réalisé que c’était très difficile de le faire et j’ai eu l’impression d’avoir pondu un article incomplet. Donc là je préviens : IL Y AURA DES SPOILS, plus ou moins importants. Je vous invite donc à lire le premier article fait il y a quelques jours si ce n’est pas déjà fait.

            Tout d’abord il faut replacer le film. Géographiquement ce n’est pas dur : Paris. Par contre dans le temps c’est plus délicat d’être aussi précis. Mais quelques indices sont donnés. Lire la suite

Critique du film « Dans la brume », ne restez pas sur votre fin..

Synopsis : Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…dans la brume afficheNe vous fiez pas uniquement à l’affiche: vous n’avez pas à faire à un simple film catastrophe. Il n’y aura pas une famille courant tout le long du film pour échapper à la menace inconnue. Le synopsis n’en dévoile pas trop non plus, notamment le principal problème auquel les protagonistes vont devoir faire face.

Romain Duris est époustouflant dans ce film apnéique. Olga Kurylenko m’a également convaincu, plus que dans les films Hitman ou Quantum of Solace. Un casting minimaliste qui se suffit à lui-même. Cela est dû à une utilisation modérée des effets spéciaux numériques (avant-goût des coulisses ici) qui permet une immersion des spectateurs dans le monde brumeux du film.

Après être sorti de la salle, j’ai réalisé que Dans la brume se devait d’être visionné sur grand écran pour 2 raisons opposées en apparence: le sentiment de solitude apporté par la catastrophe et l’oppression causée par la brume.

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Sans spoiler, du moins je l’espère, la fin peut déstabiliser et laisser sur la faim mais… des détails ont été disséminés tout au long du film. Des éléments nous indiquent quand se passe le film, pourquoi certains personnages vivent cela … C’est un film qui nous oblige, de façon agréable, à une réflexion sur sa fin, voire même à une discussion avec d’autres qui l’ont vu.

Le réalisateur, Daniel Roby, frappe un grand coup avec ce film. Ce qui est étonnant car ses autres films ont été bien notés bien que peu médiatisés. Nous avons affaire à un film français qui n’a rien à envier aux films catastrophes américains grâce à une réalisation impeccable, des jeux d’acteurs (oui même les deux retraités remplissent bien leurs rôles) d’une justesse impressionnante et un sous-texte à découvrir et à réfléchir.

Je reste ouvert à toutes discussions concernant ce film.

Bon visionnage !

Choisis ton banc

Si tu avais le choix, tu prendrais quoi ?

Le bocal paisible, entretenu et monotone

Ou la rivière impétueuse, sauvage mais dangereuse ?

 

Tu préférerais voir toujours le même décor,

Le même plafond, jour après jour ;

Ou voudrais-tu voguer, constamment

Sans savoir où te poser, perdant tes repères ?

 

Tu ne sais quoi dire…

Je te prends au dépourvu

Mais prend plutôt ta vie

En main, dans tes mains

 

Façonne-la

Choisis, décide

Deviens ta vie

Deviens Toi

 

Ne dis pas que tu t’en moques ou fiches

Tu crois être un requin dans une mare

Tu n’es qu’une amibe dans l’océan

 

La surface de l’eau, calme ou tempétueuse

Est le miroir que tu refuses de voir

Tu refuses de te faire face

 

Ne tourne pas en rond

Ne chasse pas ta queue

Lustre tes écailles

Et choisis bien petit poisson

 

Tranquillité et monotonie

Aventures et dangers

Dans le Gulf Stream

Ou à contre-courant

 

A toi de choisir ton banc.

 

Mickaël Landès

13/04/2018

Ça tourne

Dans ma tête ça tourne.
Encore et encore.
Comme ces petits singes
Ceux qui ont des cymbales
Vous voyez ?

Il y en a un qui tourne
Encore et encore.
Il me gratte les idées
A même le cerveau
Dérangeant ma sieste.

J’essaie de l’apercevoir
Dans un miroir
A travers mon œil
A la lueur d’une bougie
Mais il se cache dans les méninges.

Ce petit singe est encore là
Après toutes ces années
Alors que ma barbe a poussé
Il fait ce que je suis
Juste moi avec un brin de folie.

Mickaël Landès
22/12/17

La maison sans toit

Regarde plus loin, là-bas
C’est étrange cette maison sans toit
Pourtant rien ne semble manquer
Des fenêtres flottent et reflètent la vie

Les idées peuvent aller et venir
Les oiseaux ne peuvent que rentrer
J’aurais peur, même collé à toi,
D’avoir bien trop froid

Mais l’été, par une nuit sans nuage
Nous pourrions compter les étoiles
Chercher Orion et la Croix du Sud
Ça nous changerait des moutons

Ce ne sont que des divagations
Tout est blanc sous notre latitude
Un tour joué par mon idéal
C’est juste de la neige sur le faitage

Mickaël Landès
10/02/2018